Dans cette section, nous étudions les intégrales de ligne, ce que nous ferons en deux temps. Tout d’abord, nous verrons les intégrales de ligne des fonctions à valeurs scalaires, puis les intégrales des champs de vecteurs.
Sous-sectionIntégrales de ligne de fonctions à valeurs scalaires
Supposons que nous avons une courbe \(\cC\) paramétrée par un chemin \(\vr(t)\) avec \(a\leqslant t\leqslant b\text{.}\) Supposons de plus que \(\cC\) est un fil mince, dont la densité au point \(\vr\) est donnée par une fonction \(\rho(\vr)\text{.}\) Nous voulons calculer la masse de notre fil. Pour ceci, nous adoptons la stratégie usuelle du calcul intégral : faire des divisions en petits morceaux, calculer des approximations, puis additionner pour passer à la limite et obtenir une intégrale. Soit donc \(n\) un nombre naturel.
Nous divisons l’intervalle \(a\leqslant t\leqslant b\) en \(n\) sous-intervalles de longueur \(\De t=\frac{b-a}{n}\text{.}\) Posons en plus \(t_\ell = a + \ell\De t\) pour \(\ell \in \{1,\ldots, n\}\text{.}\)
La longueur de la portion de la courbe entre \(\vr\left(t_{\ell-1}\right)\) et \(\vr\left(t_\ell\right)\) est approximativement \(\norm{\vr\left(t_\ell\right)-\vr\left(t_{\ell-1}\right)}\text{.}\) La masse de cette portion de courbe est approximativement \(\rho\left(\vr(t_\ell)\right)
\norm{\vr\left(t_\ell\right)-\vr\left(t_{\ell-1}\right)}\text{.}\)
Puis, on prend la limite lorsque \(n\rightarrow\infty\text{.}\) Si nous supposons que 1
On peut affaiblir ces conditions et exiger que \(\vr'(t)\) et \(\rho(t)\) soient continues et bornées sauf peut-être en un nombre fini de points (le vecteur \(\vr'(t)\) n’a pas besoin d’exister en ces points).
que \(\vr(t)\) est de classe \(C^1\) et que \(\rho(\vr)\) est continue, on obtient
\begin{gather*}
\text{Masse de } \cC = \int_a^b \rho\left(\vr(t)\right) \norm{\diff{\vr}{t}(t)}\,\dee{t}\text{,}
\end{gather*}
Soit \(\cC\) une courbe dans \(\R^n\) paramétrée par \(\vr(t)\) avec \(a\leqslant t\leqslant b\text{,}\) et \(f\) une fonction continue définie dans une région de \(\R^n\) contenant \(\cC\text{,}\) alors on définit
Si \(\cC\) est une courbe dans \(\R^2\) (et donc que \(f\) est une fonction de deux variables) paramétrée par \(\vr(t) = x(t)\vi + y(t)\vj\text{,}\) alors la formule devient
Dans la définition donnée, \(\displaystyle \int_{\cC}f\, \dee{s}\) est définie en termes du paramétrage de la courbe, mais le chemin \(\vr\) n’apparaît pas dans le terme défini. Ceci laisse penser que, même si \(\vr\) apparaît dans la formule, deux paramétrages différents pour la courbe \(\cC\) donnent le même résultat. C’est en effet le cas, c’est-à-dire que l’intégrale de ligne dépend de la courbe et non du paramétrage. Cette question sera abordée plus tard.
À la lumière de la définition ci-haut, on peut interpréter la longueur d’arc d’une courbe. En effet, le théorème 1.7.1 se lit, avec les notations introduites dans la définition 4.2.1, comme
Soit \(\cC\) le segment de droite allant de \(A(0,1)\) vers \(B(1,0)\text{,}\) et \(f(x,y) = x + y \text{.}\) Calculer \(\displaystyle \int_\cC f\, \dee{s}\text{.}\)
Commençons par donner un paramétrage du segment de droite \(\cC\text{.}\) La façon standard de paramétrer un segment allant de \(A\) à \(B\) est d’écrire
\begin{align*}
\vr(t) \amp= (1-t)\overrightarrow{OA} + t \overrightarrow{OB} \amp \amp \\
\amp= (1-t)\va + t \vb \amp \amp 0\leqslant t \leqslant 1 \text{.}
\end{align*}
Soit \(f(x,y) = y\text{.}\) Calculer \(\displaystyle \int_\cC f\, \dee{s}\) lorsque \(\cC\) est la portion de la parabole \(y^2 = 4x\) allant de \((0,0)\) à \((9,6)\text{.}\)
Nous commençons par obtenir un paramétrage de \(\cC\text{.}\) L’équation \(y^2 = 4x\) donne \(x= \left(y/2\right)^2\text{.}\) Nous posons donc \(x(t) = t^2\) et \(y(t) = 2t\text{,}\) pour \(t\in[0,3]\text{.}\) Ainsi, notre chemin est \(\vr(t) = t^2 \, \vi + 2t\vj\text{.}\)
On calcule aisément \(\vr'(t) = 2t\vi + 2\vj\text{,}\) et donc \(\norm{\vr'(t)} = \sqrt{4t^2 + 4 } = 2\sqrt{1+t^2}\text{,}\) puis on calcule l’intégrale de ligne :
Voyons maintenant un exemple avec une courbe dans l’espace. De plus, la courbe considérée est obtenue comme l’union de deux courbes. Naturellement, il faut additionner les deux résultats.
Soit \(f(x,y,z)= x+\sqrt{y}-z^2\) et \(\cC\) la trajectoire de \((0,0,0)\) à \((1,1,0)\) suivant la parabole \(y=x^2\) du plan \(Oxy\text{,}\) suivie du segment de droite de \((1,1,0)\) à \((1,1,1)\text{.}\) Calculer \(\displaystyle \int_{\cC} f\, \dee{s}\text{.}\)
Afin de calculer l’intégrale voulue, calculons les deux termes indépendamment.
La courbe \(\cC_1\) est paramétrée par \(\vr_1(t) = t\vi + t^2\vj + 0 \vk\text{,}\) avec \(t\in [0,1]\text{.}\) On calcule \(\vr'_1(t) = \vi + 2t \vj\text{,}\) et donc \(\norm{\vr'_1(t)} = \sqrt{1+4t^2}\text{,}\) et donc :
Comme précédemment, on a un paramétrage de \(\cC_2\) donné par \(\vr_2(t) = \vi + \vj +t\vk\) pour \(t\in [0,1]\text{.}\) Ceci donne \(\vr_2'(t) = \vk\text{,}\) et donc \(\norm{\vr_2'(t)} = 1\text{,}\) et donc
Trouvez l’intégrale de ligne par rapport à la longueur d’arc \(\displaystyle \int_C (4 x + 2 y) ds\text{,}\) où \(C\) est le segment de droite dans le plan \(xy\) joignant les points \(P = \left(5,0\right)\) et \(Q = \left(0,2\right)\text{.}\)
(a) Trouvez une paramétrisation \(\vec{r}(t)\) pour le segment \(C\) de sorte que les points \(P\) et \(Q\) correspondent à \(t = 0\) et \(t = 1\text{,}\) respectivement.
Nous avons motivé les intégrales de ligne par le problème du calcul de la masse d’un fil mince de densité variable donnée par une fonction \(\rho(\vr)\text{.}\) Ce contexte mène naturellement au problème du calcul du centre de gravité, ou des moments d’inertie d’un tel fil par rapport à différents axes de rotation. Supposons donc que la courbe \(\cC\text{,}\) c’est-à-dire la forme de notre fil, est une courbe dans \(\R^3\) (s’il s’agit d’une courbe dans \(\R^2\text{,}\) il faut simplement ignorer la coordonnée \(z\) ). La masse totale est
Naturellement, les moments d’inertie de notre fil par rapport à l’axe des \(x\text{,}\) des \(y\) ou des \(z\text{,}\) que nous notons \(I_x,\ I_y\) et \(I_z\) respectivement, sont donnés par
Notons que le terme \(y^2 + z^2\) dans l’expression de \(I_x\) provient du carré de la distance du point \((x,y,z)\) à l’axe de rotation, c’est-à-dire l’axe \(Ox\text{.}\)
Sous-sectionIntégrales de ligne des champs de vecteurs
Rappelons qu’un champ de vecteurs \(\vF\) est une fonction qui à chaque point \(\vr\) d’une région de \(\R^2\) ou \(\R^3\text{,}\) associe un vecteur \(\vF(\vr) = P\vi + Q \vj \) ou \(\vF(\vr) = P\,\vi + Q\,\vj + R\, \vk\) (ici les composantes \(P,Q, R\) sont des fonctions de la variable vectorielle \(\vr\) ).
Cette notion pouvant paraître un peu abstraite, voyons quelques exemples familiers.
Si un gaz ou un liquide occupe une région \(\cD\) de l’espace et qu’il bouge à un instant \(t\) donné à chaque point de \(\cD\text{,}\) le gaz ou le liquide considéré a un vecteur vitesse. Nous avons alors un champ de vitesses.
Si \(f\) est une fonction de deux ou trois variables définie sur une région \(\cD\text{,}\) alors, en chaque point \(\vr\text{,}\) nous avons le vecteur gradient \(\vnabla f (\vr) \text{.}\) Nous avons donc un champ de vecteurs, le champ gradient de la fonction \(f\text{.}\)
Supposons que nous voulons trouver le travail effectué par une force \(\vF(\vr)\) qui déplace une particule le long d’un chemin \(\vr(t)\text{.}\) Pendant « l’intervalle infinitésimal » 4
Oui, oui, il faudrait, en toute rigueur, considérer de petits intervalles de temps \(\De t \gt 0\text{,}\) puis prendre la limite lorsque \(\De t\rightarrow 0\text{.}\) Mais, à ce stade-ci, nous avons l’habitude de cette mécanique.
entre \(t\) et \(t+\dee{t}\text{,}\) la particule se déplace de \(\vr(t)\) à \(\vr(t)+\dee{\vr}\text{,}\) où \(\dee{\vr}=\diff{\vr}{t}(t)\,\dee{t}\text{.}\) Par définition, le travail effectué pendant ce laps de temps est
Soit \(P_0=(0,0)\text{,}\)\(P_1=(1,1)\) et \(\vF(x,y) = xy\,\vi + (y^2+1)\,\vj
\text{.}\) Nous considérons trois trajectoires, toutes allant de \(P_0\) à \(P_1\text{.}\)
Soit \(\cC_1\) le segment de droite de \(P_0\) à \(P_1\text{.}\)
Soit \(\cC_2\) la trajectoire obtenue par juxtaposition de deux segments de droite, partant de \(P_0\text{,}\) suivant l’axe des \(x\) jusqu’à \((1,0)\text{,}\) puis suivant la droite verticale \(x=1\) de \((1,0)\) à \(P_1\text{.}\)
Nous séparons \(\cC_2\) en deux morceaux : \(\cC_{2,x}\) de \(P_0\) à \((1,0)\) en suivant l’axe des \(x\text{,}\) et \(\cC_{2,y}\) allant de \((1,0)\) à \(P_1\) le long de la droite \(x=1\text{.}\) Nous paramétrons \(\cC_{2,x}\) par \(\vr(x) = x\,\vi\) avec \(x \in [0,1]\text{,}\) et \(\cC_{2,y}\) par \(\vr(y) = \vi+y\,\vj\) avec \(y \in[0,1]\text{.}\)
Notons que l’intégrale le long de \(\cC_{2,x}\) est nulle parce que, le long de cette portion de la trajectoire, le champ \(\vF\) est orthogonal à la trajectoire. Nous pouvons observer ceci dans la figure ci-haut.
Il importe de remarquer que, même si les points initial et final des trois trajectoires coïncident, les valeurs des intégrales \(\int_{\cC_1}\vF\cdot\dee{\vr}\text{,}\)\(\int_{\cC_2}\vF\cdot\dee{\vr}\) et \(\int_{\cC_3}\vF\cdot\dee{\vr}\) diffèrent.
Soit \(\vF(x,y) = 2y\,\vi + 3x\,\vj\text{.}\) Calculer les intégrales curvilignes de \(\vF\) le long des trajectoires suivantes.
Soit \(\cC_1\) le cercle \(x^2+y^2=1\text{,}\) parcouru une fois dans le sens contraire à celui des aiguilles d’une montre, en partant (et finissant) en \((1,0)\text{.}\)
On pourrait calculer ces intégrales au moyen des identités trigonométriques des angles doubles, mais on peut s’en tirer avec moins d’effort. Puisque \(\sin^2 t\) et \(\cos^2 t\) s’obtiennent l’une de l’autre par translation et que les deux sont périodiques de période \(\pi\text{,}\) les deux intégrales \(\int_0^{2\pi}\sin ^2 t\,\dee{t}\) et \(\int_0^{2\pi}\cos ^2 t\,\dee{t}\) sont égales (puisqu’elles représentent la même aire, voir la figure ci-bas).
Nous obtenons un paramétrage de \(\cC_2\) par \(\vr(t) = \vi\) pour, disons, \(t\in[0,1]\text{.}\) Alors, \(\diff{\vr}{t}(t) = \vZero\) et \(\int_{\cC_2}\vF\cdot\dee{\vr}=0\text{.}\)
De nouveau, il convient de noter que, malgré le fait que \(\cC_1\) et \(\cC_2\) ont le même point initial et final, \((1,0)\text{,}\) les deux intégrales \(\int_{\cC_1}\vF\cdot\dee{\vr}\) et \(\int_{\cC_2}\vF\cdot\dee{\vr}\) sont différentes.
Soit \(\mathbf{F}(x,y) = -y \mathbf{i} + x \mathbf{j}\) et \(C\) le segment de droite du point \(P = \left(4,0\right)\) au point \(Q = \left(0,2\right)\text{.}\)
(a) Trouver une équation paramétrique vectorielle \(\mathbf{r}(t)\) pour le segment \(C\) telle que les points \(P\) et \(Q\) correspondent à \(t = 0\) et \(t = 1\) respectivement.
(d) Quelle est la valeur de l’intégrale de ligne de \(\mathbf{F}\) autour du triangle orienté dans le sens des aiguilles d’une montre dont les sommets sont l’origine, \(P\) et \(Q\text{?}\) Indice : Dessiner le champ de vecteurs et le triangle.
Rappelons que le vecteur tangent unitaire \(\vT\) est tel que \(\vr' = \norm{\vr'}\vT\text{.}\) Par ailleurs, l’abscisse curviligne \(s\) vérifie \(\diff{s}{t} = \norm{\vr'}\) 5
Et l’on écrit souvent \(\dee{s} = \norm{\vr'}\dee{t}\text{.}\)
. Ainsi, nous avons, en vertu de la définition de l’intégrale de ligne d’une fonction scalaire, la formule qui suit.
L’intégrale de ligne qui nous occupe calcule la somme des projections du champ \(\vF\) tangentiellement à la courbe \(\cC\text{.}\) Pour cette raison, on appelle souvent cette intégrale le flux de \(\vF\) le long de \(\cC\), ou encore la circulation de \(\vF\) le long de \(\cC\). Il sera utile de penser en ces termes.
Calculer l’intégrale de ligne \(\displaystyle \int_{\cC} (x-y)\dee{x} + (x+y)\dee{y}\text{,}\) où \(\cC\) est le triangle de sommets \((0,0), (1,0)\) et \((0,1)\) orienté dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.
On divise \(\cC\) en trois portions, chacune correspondant à un des côtés du triangle : \(\cC_1\) le segment allant de \((0,0)\) à \((1,0)\text{,}\)\(\cC_2\) le segment allant de \((1,0)\) à \((0,1)\text{,}\) puis \(\cC_3\) celui de \((0,1)\) à \((0,0)\text{.}\) Dans la figure ci-contre, nous avons aussi le champ de vecteurs \(\vF(x,y) = (x-y)\vi + (x+y)\vj\text{.}\)
La portion \(\cC_2\) est paramétrée par \(\vr(t) = x(t)\vi + y(t) \vj = (1-t)\vi + t \vj\) pour \(t\in[0,1]\text{.}\) Nous avons alors \(\vr'(t) = x'(t)\vi + y'(t) \vj = -\vi + \vj\text{.}\) Ainsi,
Le fait que l’intégrale sur \(\cC_3\) soit négative et les deux autres positives peut être lu dans le graphique ci-haut. En effet, pendant la portion du trajet le long de \(\cC_3\text{,}\) on observe que le champ \(\vF\) pointe en s’opposant au déplacement : le champ a une composante verticale positive, tandis que le déplacement se fait vers le bas.
Calculer le travail effectué par le champ \(\vF(x,y,z) = (y-x^2)\vi + (z-y^2)\vj + (x-z^2)\vk\) entre l’origine et le point \((1,1,1)\) le long de la courbe paramétrée par \(\vr(t) = t\vi + t^2\vj +t^3\vk\) avec \(t\in[0,1]\text{.}\)
Trouver le travail effectué par le champ de force \(\mathbf{F}(x, y, z) = 7x\,\mathbf{i} + 7y\,\mathbf{j} + 6\,\mathbf{k}\) sur une particule qui se déplace le long de l’hélice \(\mathbf{r}(t) = 6 \cos(t)\,\mathbf{i} + 6 \sin(t)\,\mathbf{j} + 6t\,\mathbf{k}, \quad 0 \leq t \leq 2\pi\text{.}\)
Supposons maintenant nous voulons calculer le taux d’entrée ou de sortie d’un fluide dans une région du plan limitée par une courbe fermée \(\cC\text{.}\) Si \(\vF\) est le champ de vitesses du fluide, on ne doit plus projeter \(\vF\) tangentiellement à \(\cC\) (ce qu’on fait lorsqu’on calcule \(\vF \cdot \vT\) ), mais plutôt projeter \(\vF\) sur un vecteur \(\vn \) unitaire et orthogonal à la courbe en chaque point. Dans ce cas, le flux de \(\vF\)à travers \(\cC\) sera donné par
Notre courbe étant fermée, nous devons choisir un vecteur unitaire qui pointe vers l’extérieur. Puisque la courbe est plane, le vecteur tangent unitaire \(\vT\) a une composante \(\vk\) nulle. Ainsi, en chaque point de la courbe, les vecteurs \(\vk \times \vT\) et \(\vT \times \vk\) sont tous les deux unitaires et orthogonaux à la courbe. Prenons pour acquis que le paramétrage \(\vr\) de \(\cC\) fait parcourir la courbe dans le sens contraire à celui des aiguilles d’une montre. Dans ce cas, c’est le vecteur \(\vn = \vT \times \vk\) qui pointe vers l’extérieur.
Soit \(\vF(x,y) = P(x,y)\vi + Q(x,y) \vj = (x-y)\vi + x \vj\text{.}\) Calculer le flux de \(\vF\) à travers (vers l’extérieur) le cercle \(x^2 + y^2 = 1\text{.}\)
Nous avons un paramétrage du cercle \(\cC\) qui le parcourt dans le sens trigonométrique, à savoir \(\vr(t) = x(t)\vi + y(t)\vj = \cos t\, \vi + \sin t\, \vj\) avec \(0\leqslant t \leqslant 2\pi\text{.}\) On calcule \(\vr'(t) = -\sin t\, \vi + \cos t\ \vj\text{,}\) et le flux est
Remarquons que le flux vers l’extérieur est positif, en accord avec ce que nous observons dans la figure : lorsque le champ de vecteurs traverse la courbe \(\cC\text{,}\) il le fait en allant de l’intérieur vers l’extérieur.
Calculer le flux vers l’extérieur du champ de vecteurs \(\mathbf{F}(x,y) = 2 x\,\mathbf{i} + 3 y\,\mathbf{j}\) à travers la frontière \(\mathcal{C}\) du triangle de sommets \(O = (0,0)\text{,}\)\(A = (8,\, 0)\) et \(B = (0,\, 3)\text{,}\) où \(\mathcal{C}\) est orientée dans le sens antihoraire.
Rappel : le flux de \(\mathbf{F} = P\,\mathbf{i} + Q\,\mathbf{j}\) à travers \(\mathcal{C}\) est donné par \(\displaystyle \int_{\mathcal{C}} P\,dy - Q\,dx\text{.}\)
Évaluer \(\int_\cC x^2y^2\,\dee{x}+x^3y\,\dee{y}\) en sens antihoraire autour du carré ayant pour sommets \((0,0)\text{,}\)\((1,0)\text{,}\)\((1,1)\) et \((0,1)\text{.}\)
Évaluer l’intégrale de ligne \(\int_C\vF\cdot \dee{\vr}\) le long de la courbe orientée \(C\) obtenue en se déplaçant de \((0, 0)\) à \((1,0)\) à \((1, \pi)\) et finalement à \((0, \pi)\) le long de segments droits.
Trouver le travail effectué par le champ de forces \(\vF(x,y,z) = (x - y^2, \, y - z^2, \, z - x^2)\) sur une particule se déplaçant le long du segment droit allant de \((0, 0, 1)\) à \((2, 1, 0)\text{.}\)
Soit \(C\) la moitié supérieure du cercle unité centré en \((1, 0)\) (c’est-à-dire la partie du cercle se situant au-dessus de l’axe \(x\)), orientée en sens horaire. Calculer l’intégrale de ligne \(\int_C xy\,\dee{y}\text{.}\)